Économie – Emploi

LE 23.09.2022

Selon une étude Expectra publiée le 5 septembre 2022, la rémunération des cadres est repartie à la hausse cette année. En effet, le baromètre indique une progression de 2,2%. En tête de peloton, les secteurs des banques et assurances (+2,6%), du BTP (+2,7%) et des transports et logistique (+3,8%) enregistrent les meilleurs résultats. Parmi toutes les rémunérations analysées, celle du technicien de planification enregistre la plus forte augmentation au niveau national : + 6,8 %.

Si certaines disparités se font ressentir entre les territoires, il convient toutefois de noter que ce regain de dynamisme touche toutes les régions. De plus, ces résultats devraient se confirmer lors des prochaines NAO : dans une situation de quasi-plein emploi et face à l’ampleur de l’écart entre l’offre et la demande, le tout dans un contexte inflationniste, la conjoncture s’annonce favorable à d’autres revalorisations.

Pourtant, une autre étude menée par l’IFOP pour Cadremploi et publiée le 7 septembre 2022 révèle que huit cadres sur dix s’inquiètent pour leur pouvoir d’achat à la rentrée 2022. Si 74% des cadres se disent optimistes vis-à-vis de leur situation professionnelle, 81% se disent préoccupés par la baisse du pouvoir d’achat liée à l’augmentation des prix.

L’étude révèle également l’importance attachée désormais par les cadres à l’articulation entre vie privée et vie professionnelle. Ainsi, 52 % disent souhaiter adapter leurs horaires de travail pour tendre à un meilleur équilibre.

Ces deux études, pas si contradictoires, viennent surtout souligner l’instabilité de la situation économique actuelle et renforcent le ressentiment général souligné dans d’autres études récemment menées : les préoccupations des cadres rejoignent de plus en plus celles de l’ensemble des travailleurs.

Il n’est pas évident qu’il s’agisse d’une bonne nouvelle.

LE 23.09.2022

L’adoption, en Conseil des ministres, du projet de loi portant mesures d’urgence relatives au fonctionnement du marché du travail en vue du plein emploi (dit projet de loi Marché du travail) risque fort d’entraîner une modification majeure des critères d’électorat aux élections professionnelles.

Initialement établis par l’article L. 2314-18 du Code du travail, ces conditions n’ont que très peu évolué depuis 1982 : « (…) sont électeurs les salariés des deux sexes, âgés de seize ans révolus, travaillant depuis trois mois au moins dans l’entreprise et n’ayant fait l’objet d’aucune interdiction, déchéance ou incapacité relatives à leurs droits civiques ». Toutefois, selon la jurisprudence n° 19-25233 du 31 mars 2001, sont exclus du corps électoral « les salariés qui soit disposent d’une délégation écrite particulière d’autorité leur permettant d’être assimilés au chef d’entreprise, soit représentent effectivement l’employeur devant les institutions représentatives ».

Mais saisi par une Question prioritaire de constitutionnalité par la Cour de cassation, le Conseil constitutionnel a jugé l’article L.2314-18 contraire à la Constitution, considérant que de telles dispositions interdisaient de manière systématique les salariés précités à participer en qualité d’électeurs aux élections professionnelles, ce qui, selon les Sages, constituait une « atteinte manifestement disproportionnée au principe de participation des travailleurs ».

Dans la mouture définitive du projet de loi adoptée en Conseil des ministres, les conditions d’électorat sont donc distinguées, des critères d’éligibilité et les salariés disposant d’une délégation d’autorité ou représentant directement l’employeur seront désormais conviés aux prochains scrutins. Ils ne pourront cependant pas prétendre à se porter candidats.

FO a pris acte de cet état de fait.

LE 23.09.2022

Dans un article paru ce 12 septembre, l’APEC livre les conclusions d’une enquête menée en août, faisant suite aux deux dernières années de pandémie et dans un contexte économique marqué par la guerre en Ukraine et l’inflation.

Si 62% des cadres témoigne des bienfaits du télétravail sur leur santé psychologique, un quart estime de sa santé mentale s’est dégradée depuis deux ans. 19% d’entre eux ont même reconnu avoir pris un congé ou un arrêt maladie consécutif à cet état de fait.

La principale raison invoquée à cette dégradation est une charge de travail insurmontable, ce dont témoignent 65% des interrogés (contre 47% pour les cadres non-managers). 62% ressentent un épuisement professionnel (contre 48% pour les cadres non-managers).

Cette appréciation se trouve renforcée par le peu d’actions mises en place par les entreprises pour préserver la santé mentale des équipes : 46% l’ont déclaré. À tel point que si 57% estiment leurs managers vigilants, 60% se tourneraient plutôt vers leurs collègues pour partager leur ressenti.

L’APEC conclut par le fait qu’en cette rentrée 2022, l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle arrive en tête des bonnes résolutions envisagées par 66% des interrogés (+19 points par rapport à l’année 2021) et que 26% d’entre eux souhaitent diminuer leur temps consacré au travail.

Si vous vous sentez concerné par cet état des lieux, FO Cadres rappelle que la syndicalisation peut également constituer un excellent facteur d’écoute, d’entraide et de solidarité.

LE 06.09.2022
Le marché de l’emploi des cadres en RH retrouve son niveau d’avant-crise

Le baromètre Apec-ANDRH souligne la dynamique du recrutement de cadres, et notamment de cadres en ressources humaines. Lire l´article

LE 31.08.2022
Une absence de progrès pour l’égalité femmes-hommes

Dans sa récente étude « Baromètre 2022 de la rémunération des cadres », l’Apec analyse la progression de la rémunération des cadres, qu’elle met en relation avec l’absence de progrès pour l’égalité femmes-hommes. Aussi, même si la plupart des profils de cadres ont été augmenté en 2021 (tous indicateurs confondus : âge, genre, fonction exercée, taille d’entreprise etc..), l’écart de revenus entre les femmes et les hommes se maintient. Lire l´article

LE 12.05.2022
un enjeu pour l’ensemble du monde du travail

Du 09 au 16 mai aura lieu le premier scrutin pour élire les représentants des travailleurs des plateformes numériques (TPN). Si l’information ne fait pas la une de l’actualité et si l’on ne s’attend pas à une forte participation (les modalités de vote se révélant assez fastidieuses), il s’agit pourtant d’un événement majeur pour l’ensemble du monde du travail. Lire l´article

LE 18.03.2022

Le 18 mars, après une quatrième réunion de négociation sur le sujet, FO a signé l’accord 2022 sur la revalorisation des minima de la grille des appointements des ingénieurs et cadres de la Métallurgie. Cet accord, qui s’applique à l’ensemble de la grille, prévoit une revalorisation des minima de 3,1%.

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LE 22.12.2021
un rendez-vous complexe ?

La fin de l’année arrive, les entretiens annuels d’évaluation pointent le bout de leur nez. Passage récurrent chaque année qui peut, pour certains, être source de stress. Cette rencontre entre le salarié et son manager a pour objectif de dresser un bilan de l’année écoulée tout en préparant également celle à venir. Lire l´article

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