Un regard globalement plus favorable qu’en 2017

En 2023, 51 % des salariés estiment que les représentants du personnel traduisent bien leurs aspirations, contre 46 % en 2017. La part de ceux qui considèrent que les syndicats jouent un rôle irremplaçable dans la représentation atteint 41 %, en hausse de 4 points par rapport à la précédente enquête.

Parallèlement, les critiques les plus courantes à l'égard des syndicats sont en baisse : 29 % jugent que les syndicats font passer leurs mots d’ordre avant les intérêts des salariés (32 % en 2017) et 15 % estiment qu’ils gênent le fonctionnement de l’entreprise (18 % en 2017). Les réponses « sans opinion » restent toutefois fréquentes dans les établissements dépourvus de représentants.

L’importance de la présence d’instances représentatives

Dans les établissements dotés de délégués syndicaux, 59 % des salariés considèrent que les représentants traduisent correctement leurs aspirations, contre 23 % dans ceux qui ne disposent d’aucune instance représentative. Des écarts similaires apparaissent sur l’appréciation du rôle des syndicats et de leur utilité concrète.

La taille de l’entreprise joue également : la probabilité de juger les syndicats irremplaçables est près de deux fois plus élevée dans les établissements de 500 salariés ou plus que dans ceux de 50 à 199 salariés. Parallèlement, la part de salariés se déclarant capables de défendre seuls leurs intérêts diminue lorsque la taille de l’établissement augmente.

Des perceptions différenciées selon les profils, dont les cadres

Les cadres portent une appréciation légèrement plus positive que la moyenne sur la capacité des représentants du personnel à relayer les aspirations (56 %) et à influencer les décisions de la direction (34 %). Ils sont aussi 45 % à juger les syndicats irremplaçables, contre 41 % pour l’ensemble des salariés.

Ils se déclarent toutefois plus souvent en mesure de défendre directement leurs intérêts (43 %) et se montrent un peu plus critiques sur le fonctionnement syndical, notamment sur la place accordée aux mots d’ordre par rapport aux attentes individuelles.

Le point de vue des directions et des représentants

Du côté des représentants de la direction, 79 % des établissements considèrent que les représentants du personnel traduisent bien les aspirations des salariés. Cette proportion atteint 96 % selon les représentants du personnel eux-mêmes.

L’appréciation des syndicats est plus contrastée : 42 % des directions les jugent irremplaçables, contre 62 % des représentants du personnel, tandis que 48 % des directions estiment qu’ils privilégient leurs propres mots d’ordre, une opinion partagée dans 30 % des établissements par les représentants du personnel.

L’étude ici : https://urls.fr/P-z-XH