LE 24.10.2022
Démission précoce des cadres
Alors que 2022 est une année difficile en termes de recrutements, s’y ajoute le phénomène de « démission précoce »

Dans une étude d’octobre 2022, l’Apec met la lumière sur la démission des cadres et la difficulté à recruter par la suite. Les cadres qui démissionnent deux ans seulement après la signature de leur CDI mettent les entreprises en difficulté car le temps de recherche et le délai de recrutement des potentiels candidats est élevé.

Loin d’être anecdotiques, les démissions de cadres qui surviennent dans les deux premières années suivant la signature d’un CDI soulèvent la question de la durabilité des recrutements.

Sur les 56 % des cadres qui pensent que démissionner trop tôt peut être pénalisant pour le futur de leur carrière, les moins de 35 ans sont particulièrement sensibles à la question et en grande majorité (67%). Ils se soucient de l’image qu’ils pourraient renvoyer à leur futur employeur en cas de démission précoce.

Malgré tout, près d’un quart des cadres à déjà démissionné de façon précoce.

Sur les dix dernières années et sur les deux ans qui suivent la prise de poste, 22% des cadres ont déjà démissionné d’un emploi en CDI dont 42% des moins de 35 ans, et seulement 6% des 55 ans et plus.

Les jeunes sont paradoxalement à la fois soucieux de l’image qu’ils pourraient renvoyer à leur futur employeur, mais sont aussi la population qui démissionne le plus facilement. Ils sont par ailleurs plus convaincus que leurs aînés de retrouver facilement un emploi équivalent dans une autre entreprise.

Les démissions précoces sont souvent expliquées par deux motifs. Le premier est l’opportunité trouvée d’obtenir un meilleur emploi dans une autre entreprise. Cet élément est un déclencheur pour 29% des cadres. Le volume d’offres d’emploi cadre ayant progressé de 18% au second trimestre 2022 (par rapport au niveau de 2019), les cadres ne sont donc pas inquiets de démissionner.

Le second motif est la différence entre la promesse et la réalité vécue de leur poste actuel. Ce décalage peut survenir d’un simple malentendu au cours du processus de recrutement mais entraîne une perte d’intérêt qui pousse à la démission pour 28% d’entre eux.

Il est important de notifier que quel que soit l’âge des cadres, tous mentionnent le fait que l’écart entre la réalité du poste et ce qui était envisagé au moment du recrutement dépend du style managérial et des perspectives d’évolution dans l’entreprise.

Les cadres qui démissionnent rapidement après une prise de poste recherchent dans leur poste futur et espèrent trouver certains facteurs clés de stabilité et durabilité dans la prochaine entreprise.

De meilleures conditions d’emploi sont bien sûr importantes (rémunération, temps de travail) mais également les perspectives d’évolution, ou bien encore un climat de travail et un management plus agréable.

 

Source : Apec, Démissions précoces de cadres : un processus qui vient compliquer des recrutements déjà difficiles – Octobre 2022





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