Une exposition plus faible mais un risque perçu
Dans le secteur privé, le chômage des cadres reste nettement inférieur à celui des non-cadres. En 2024, il atteint 4,2%, contre 9,2% pour les autres salariés. L’écart se retrouve dans toutes les classes d’âge : chez les 35-54 ans, le taux de chômage s’établit à 3,5% pour les cadres contre 7,3% pour les non-cadres.
Malgré cette situation plus favorable, les cadres ne se considèrent pas protégés. 92% estiment que tout cadre peut connaître une période de chômage au cours de sa carrière et 24% jugent probable d’en vivre une dans les deux prochaines années. 53% déclarent d’ailleurs avoir déjà été inscrits comme demandeurs d’emploi.
Un chômage davantage attribué au contexte économique
Les cadres associent plus souvent le chômage à des facteurs économiques. Ils citent notamment la conjoncture économique (38%) ou la réticence des entreprises à embaucher (28%), tandis que les explications liées aux comportements individuels sont moins souvent évoquées.
Cette perception s’accompagne d’une appréciation particulière de la situation des personnes sans emploi. 78% des cadres estiment que leur quotidien est plus difficile que celui des actifs occupés et 61% s’inquiètent surtout de la difficulté à retrouver un emploi de qualité équivalente.
Une forte adhésion au modèle d’assurance chômage
La majorité des cadres pensent être couverts en cas de perte d’emploi : 86% estiment pouvoir bénéficier d’une indemnisation. Dans le même temps, 73% déclarent ne pas connaître le montant de leur indemnité chômage.
L’assurance chômage est perçue comme un élément de sécurisation des parcours professionnels. 73% des cadres considèrent qu’elle réduit l’inquiétude liée à la perte d’emploi et 80% se déclarent attachés au modèle français d’assurance chômage, contre 57% de l’ensemble des salariés du privé.
L’étude : https://urls.fr/1ZXdDz