Les augmentations se raréfient

En juin 2026, la rémunération annuelle brute médiane atteint 54 000 euros, tandis que la part fixe reste à 52 000 euros. Moins de cadres perçoivent des primes ou bonus : 48 % bénéficient d’une part variable, contre 50 % en 2025.

Surtout, seuls 46 % des cadres ont été augmentés, après 53 % en 2025 et 60 % en 2024. Le ralentissement frappe particulièrement les 30-49 ans. Entre femmes et hommes, l’écart de rémunération fixe reste de 6,8 % à poste et profil comparables.

Le pouvoir d’achat en première ligne

La dégradation est plus nette encore une fois l’inflation prise en compte : le salaire réel médian recule de 3,6 % en un an. Depuis 2007, la perte de pouvoir d’achat cumulée atteint 11,6 %.

Ce décrochage se retrouve dans le ressenti des cadres : 60 % déclarent avoir perdu du pouvoir d’achat au cours des douze derniers mois, contre 55 % un an auparavant. Les cadres des PME, du commerce et des services sont particulièrement concernés.

La mobilité, une porte de sortie ?

Changer de poste permet plus souvent de décrocher une hausse : 68 % des cadres ayant évolué en interne ont été augmentés, contre 42 % de ceux restés à leur poste. La proportion est de 61 % chez ceux qui ont changé d’entreprise sans période de chômage.

La transparence salariale progresse aussi, mais à deux vitesses. Si 68 % des offres publiées sur apec.fr affichent un salaire, 48 % des cadres ignorent encore comment leur rémunération se situe par rapport à celle de collègues occupant un poste équivalent.

L’actualité nous démontre que la question des salaires et du pouvoir d’achat touche désormais toutes les catégories de population. Pour FO-Cadres, cette dégradation rappelle l’urgence de remettre les salaires au cœur du dialogue social et des négociations collectives !

 

L’étude ici : https://urls.fr/NE-e7I