Des restrictions réelles, mais encore marginales
Le mouvement de resserrement du télétravail reste minoritaire. En 2025, 9% des entreprises ont réduit ou supprimé le nombre de jours ouverts aux cadres. À l’inverse, 2% l’ont augmenté et 89% n’ont rien changé. Les restrictions concernent davantage les TPE et les PME que les ETI et grandes entreprises.
Cette stabilité devrait se prolonger. Pour 2026, 94% des entreprises n’annoncent pas d’évolution de leur politique en la matière. Les projets de restriction comme les projets d’assouplissement restent très minoritaires, ce qui place surtout l’année à venir sous le signe du statu quo.
Une organisation toujours jugée utile par les employeurs
Dans les entreprises où le télétravail existe, ses effets continuent d’être perçus favorablement. 67% estiment qu’il améliore la qualité de vie au travail et 45% qu’il a un effet positif sur la productivité. Ces appréciations sont encore plus fréquentes dans les plus grandes structures.
Lorsqu’une réduction du nombre de jours est envisagée, les employeurs citent aussi des conséquences possibles sur le recrutement et la fidélisation. 38% évoquent des difficultés à recruter, 33% une baisse de l’engagement et 23% des départs de collaborateurs.
Pour les cadres, l’enjeu porte aussi sur la souplesse
Une baisse du télétravail serait mal reçue. 74% des cadres concernés disent qu’ils seraient mécontents si leur entreprise réduisait les jours autorisés, et 80% en cas de suppression. Dans ce second cas, une part importante envisagerait de changer d’entreprise.
Au-delà du volume de jours, les modalités comptent tout autant. Aujourd’hui, 61% des cadres en télétravail régulier peuvent changer leurs jours d’une semaine à l’autre, 75% les adaptent selon leurs missions, et 47% peuvent les modifier en cas d’imprévu sans validation managériale. Cette souplesse reste étroitement liée à l’autonomie associée au travail cadre.
L'étude : urlr.me/UQXRVK