Moins de pression mais toujours beaucoup de sollicitations

Chez les cadres, la part des salariés exposés à au moins trois contraintes de rythme (facteurs qui imposent ou déterminent le rythme auquel le salarié doit travailler, tels la cadence automatique d’une machine ou des délais à respecter) passe de 33 % en 2016 à 29 % en 2024. La proportion de ceux qui déclarent travailler toujours ou souvent sous pression recule également, de 43 % à 39 %

La charge de travail reste importante. En 2024, 44 % des cadres estiment être sollicités pour une quantité de travail excessive, contre 47 % en 2016. Ils sont aussi 60 % à penser toujours ou souvent à trop de choses à la fois, contre 57 % huit ans plus tôt. Enfin, 72 % doivent fréquemment abandonner une tâche pour une autre non prévue, contre 75 % en 2016. 

Le télétravail très présent chez les cadres

En 2024, 44 % des cadres télétravaillent habituellement et 20 % occasionnellement. La Dares distingue les familles professionnelles où le télétravail est particulièrement développé de celles où il est moins répandu.

Dans les métiers à forte pratique du télétravail, le score d’exigences émotionnelles diminue de 0,7 point entre 2016 et 2024, contre 0,2 point dans les autres métiers. Les rapports sociaux dégradés reculent respectivement de 0,6 et 0,4 point. Le manque d’autonomie reste stable pour les cadres des métiers les plus concernés par le télétravail. 

 

L’étude Apec : https://urlr.me/Gg7nJK