Un secteur attractif, une réalité plus nuancée
Le numérique reste associé à des perspectives d’emploi importantes. En 2026, un peu plus de 60 000 recrutements de cadres en CDI ou CDD d’au moins un an sont prévus dans les activités informatiques et de télécommunication. Le secteur attire aussi par la diversité de ses métiers, ses possibilités d’évolution, les niveaux de rémunération ou encore le télétravail.
Cette image se confronte toutefois à plusieurs difficultés. Les personnes reconverties évoquent la technicité des métiers, la rapidité d’évolution des compétences et certains stéréotypes liés à l’âge ou au genre. En 2025, les femmes ne représentent que 24 % des professionnels du numérique en France. L’essor de l’intelligence artificielle alimente également des interrogations sur l’évolution des métiers et des besoins de recrutement.
La formation ne suffit pas toujours à sécuriser le parcours
Pour les cadres en reconversion, le choix de la formation constitue une étape centrale. Son coût, sa durée, sa reconnaissance par les recruteurs et la possibilité d’acquérir une expérience pratique pèsent dans les décisions. Les formations sont souvent décrites comme intensives et doivent généralement être complétées par de l’autoformation pour suivre l’évolution rapide des outils et des méthodes.
L’accès à l’emploi n’est pas automatique après la formation. Les diplômes, les stages, l’alternance, l’âge et le métier visé peuvent influencer les recrutements. Une fois en poste, l’intégration nécessite souvent un accompagnement spécifique et une montée en compétences rapide. Les managers soulignent aussi les apports des profils reconvertis, notamment leur autonomie, leurs compétences relationnelles, leur expérience professionnelle antérieure et leur compréhension des besoins métiers.
L’étude ici : https://urls.fr/CWk9RJ