Une adoption encore partielle

L’intelligence artificielle s’est d’abord diffusée dans ces métiers à travers l’analyse de données, les chatbots ou les systèmes de recommandation. L’arrivée de l’IA générative a accéléré ces usages en permettant aux professionnels d’interagir directement avec des outils capables de produire des contenus ou d’analyser des informations en langage naturel. 

Malgré cette progression, la présence de l’IA dans les recrutements reste limitée : 2 % des offres d’emploi de la fonction commercial-marketing mentionnent l’IA en 2025, contre 0,8 % en 2022. Les métiers les plus concernés sont notamment business developer, chef de produit et business analyst. 

Des usages souvent initiés par les cadres

Dans de nombreuses entreprises, l’usage de l’IA s’est développé à l’initiative des salariés. Les cadres testent d’abord ces outils à titre personnel avant de les utiliser dans leur activité professionnelle, ce qui crée des pratiques mêlant sphère privée et travail. 

Cette dynamique favorise l’apparition du « shadow AI », c’est-à-dire l’utilisation d’outils d’intelligence artificielle sans validation formelle des services informatiques, rendant plus difficile l’identification précise des usages au sein des organisations. 

Nouvelles compétences attendues

L’IA permet d’automatiser certaines tâches comme l’analyse de données clients, la prospection ou la génération de contenus marketing. Elle modifie aussi les compétences attendues, avec une place croissante accordée à l’analyse de données, à l’usage des outils d’IA générative et à la capacité d’intégrer ces outils dans les pratiques professionnelles. 

 

L’étude  : https://urls.fr/I-u5bW