Une diffusion rapide, mais encore limitée
L’IA est davantage utilisée dans la sphère personnelle que professionnelle. Seuls 35% des actifs y recourent au moins une fois par semaine dans leur travail, contre 41% dans leur vie personnelle. L’usage quotidien au travail reste limité à 9% des salariés. Les jeunes actifs apparaissent nettement plus familiers de ces outils : 52% des moins de 35 ans les utilisent à la fois dans leur vie professionnelle et personnelle, contre 24% des 55 ans et plus.
Les écarts dépendent aussi fortement de la taille des entreprises. En 2025, 58% des grandes entreprises de plus de 250 salariés utilisaient l’IA, contre 31% des entreprises moyennes et 15% des petites structures. Les salariés des entreprises les plus digitalisées utilisent également beaucoup plus fréquemment ces outils.
Des usages encore centrés sur l’assistance
Les salariés utilisent principalement l’IA pour des recherches simples (39%) ou pour des tâches de rédaction et de synthèse destinées à gagner du temps (36%). Les usages plus avancés, comme les tâches techniques, la créativité ou la formation, restent moins répandus. Plus d’un utilisateur sur deux estime d’ailleurs que l’IA ne peut l’aider que sur une minorité de ses tâches professionnelles.
Les cadres dirigeants portent un regard plus favorable sur ces technologies. 70% estiment que l’IA a déjà amélioré la productivité de leur entreprise et 52% considèrent qu’elle permet aux salariés de dégager du temps pour des missions à plus forte valeur ajoutée. Les inquiétudes exprimées par les salariés concernent surtout la dépendance à l’outil (25%), le recul des interactions humaines (24%) ou les questions de sécurité des données (23%).
L’étude : https://urls.fr/m0dmcd