Des profils plus qualifiés et une indemnisation plus favorable

En 2024, 370 000 ouvertures de droit à l'assurance chômage font suite à une rupture conventionnelle individuelle, soit 18 % de l'ensemble des ouvertures de droit. Depuis 2017, leur nombre est passé de 310 000 à 370 000, tandis que leur part a progressé de 5 points. 

Les allocataires concernés présentent des caractéristiques différentes de l'ensemble des demandeurs d'emploi. Ils sont plus souvent diplômés du supérieur (49 % contre 38 %) et occupaient davantage des postes de cadres avant leur chômage (26 % contre 15 %). Leurs droits à indemnisation sont également plus longs : 77 % peuvent être indemnisés pendant 18 mois ou plus, contre 48 % de l'ensemble des allocataires. Leur allocation journalière moyenne atteint 53 euros, contre 40 euros pour l'ensemble. 

Un retour à l'emploi plus lent, mais un écart qui s'atténue

Les personnes ayant signé une rupture conventionnelle retrouvent un emploi salarié moins rapidement. Au cours de la première année suivant la perte d'emploi, leur taux de présence en emploi est inférieur de 9 points à celui de l'ensemble des allocataires. Cet écart diminue progressivement au cours de la deuxième année et devient très faible 30 mois après la fin du contrat. 

Pour les emplois durables (CDI ou CDD d'au moins six mois), l'écart est plus limité : il n'est que de 2 points durant la première année et disparaît au bout de deux ans. Selon la Dares, les différences de profil, de qualification ou de droits à indemnisation n'expliquent qu'une faible part de ce retour plus tardif à l'emploi salarié. 

L’étude  : urlr.me/6HZqUR