Une population multipliée et diversifiée
Entre 1968 et 2020, le nombre de cadres du privé a plus que quintuplé, alors que celui des non-cadres n’a été multiplié que par 1,5. Leur part dans l’emploi salarié privé est passée de 7 % à 23 %, et leurs effectifs ont dépassé 4 millions en 2024.
La population cadre s’est aussi féminisée : les effectifs de femmes cadres ont été multipliés par 12 entre 1968 et 2020, et elles représentent 38 % des cadres en 2023. Le lien entre statut cadre et management s’est également distendu : la part des cadres encadrant d’autres salariés est passée de 53 % en 2006 à 42 % en 2020.
Une identité forte, des contraintes élevées
En 2025, 94 % des cadres se définissent comme tels et 85 % jugent leur statut important. Ils l’associent d’abord au niveau de responsabilités (53 %), à l’autonomie dans le travail (47 %) et au niveau de salaire (43 %).
Ces avantages s’accompagnent d’une forte intensité du travail. 18 % des cadres déclarent travailler plus de 50 heures par semaine, contre 7 % des non-cadres. Ils sont aussi 41 % à travailler souvent sous pression, contre 24 % des non-cadres.
Des aspirations communes, des parcours inégaux
Les cadres restent largement satisfaits de leur situation professionnelle : 86 % le sont en 2025, contre 85 % en 1995. Leurs attentes portent sur l’évolution professionnelle, la reconnaissance de leur investissement et l’équilibre des temps de vie.
Les situations restent toutefois diverses. Débuts et fins de carrière, chômage, discriminations ou épuisement professionnel peuvent aussi jalonner les parcours.
Et une fois de plus, les hommes cadres perçoivent en moyenne 16 % de plus que les femmes, avec un écart de 6,8 % à profil équivalent…
L’étude ici : https://urls.fr/2rpTHH