Des candidatures moins souvent retenues

Les études analysées montrent que les candidats plus jeunes reçoivent davantage de réponses positives à expérience comparable. Plusieurs testings européens et nord-américains concluent qu’un candidat jeune a en moyenne 1,5 fois plus de chances d’être rappelé qu’un candidat senior. En France, un quart des demandeurs d’emploi de plus de 50 ans déclarent avoir déjà entendu en entretien qu’ils étaient « trop âgés ». 

La discrimination intervient souvent avant même l’entretien d’embauche. Une étude américaine citée par la Dares indique que, dans 41 % des cas, les candidats âgés reçoivent un accueil moins favorable, les refus apparaissant majoritairement dès la phase de présélection des CV. Les travaux recensés montrent aussi que les écarts augmentent à mesure que l’on approche de l’âge de la retraite. 

Technologies, flexibilité, formation : des clichés persistants

Les recruteurs associent fréquemment les seniors à une moindre capacité d’adaptation. Les stéréotypes les plus répandus concernent les nouvelles technologies, la flexibilité ou encore la capacité à être formé. Près de la moitié des personnes interrogées dans une enquête citée par la Dares considèrent ainsi que les seniors seraient « dépassés par les nouvelles technologies ». 

Ces représentations apparaissent également dans certaines offres d’emploi. Des travaux récents montrent que des formulations insistant sur l’adaptabilité technologique ou les capacités physiques réduisent les candidatures des plus de 40 ans. Les seniors sont pourtant associés à d’autres qualités comme la fiabilité, l’autonomie, l’expérience ou les compétences managériales.

L’étude  : https://urls.fr/xVw1Bi