Une reprise encore incomplète
L’Apec prévoit 305 800 recrutements de cadres en 2026, contre 294 500 en 2025, après deux années de baisse successives (-8 % en 2024 puis -3 % en 2025). Malgré cette évolution positive, le marché resterait en retrait par rapport aux 330 700 recrutements enregistrés en 2023.
Cette progression serait principalement portée par les services à forte valeur ajoutée, avec une hausse attendue de 6 % des recrutements. L’ingénierie-R&D (+7 %), les activités de conseil (+6 %) et la banque-assurance (+9 %) figurent parmi les secteurs les plus dynamiques, tandis que le commerce reculerait encore de 2 %.
Des disparités persistantes
Les prévisions restent contrastées selon les territoires. Seules la Bretagne retrouverait un niveau de recrutements supérieur à celui de 2023 (+1 %) et l’Occitanie reviendrait à l’équilibre. Toutes les autres régions resteraient en dessous de leurs niveaux d’avant le ralentissement, avec des écarts pouvant atteindre -19 % en Normandie.
Les recrutements de jeunes cadres demeureraient également en retrait. L’Apec prévoit 137 610 embauches de cadres ayant moins de six ans d’expérience, contre 157 100 en 2023, soit un niveau toujours inférieur malgré une légère progression de 1 % par rapport à 2025.
Un contexte toujours incertain
L’étude souligne que ces prévisions restent dépendantes de plusieurs facteurs, notamment les tensions géopolitiques, les contraintes pesant sur les finances publiques, l’évolution de la consommation des ménages et un niveau élevé d’épargne de précaution. Parallèlement, le volume d’offres d’emploi publiées sur apec.fr est resté quasiment stable au premier trimestre 2026 (105 400 offres, contre 105 000 un an plus tôt), tandis que les intentions d’embauche poursuivent leur recul, particulièrement dans les TPE.
L’étude : https://urls.fr/N9koe6