Des trajets contraints et coûteux
Les déplacements domicile-travail restent fortement encadrés : seuls 27 % des salariés déclarent disposer d’une autonomie « normale ». Plus de la moitié des trajets ont lieu aux heures de pointe, et ils réduisent en moyenne de 20 % le temps libre des journées travaillées.
Ils représentent aussi un coût important. En France, 74 % des trajets se font en voiture, pour 14 km en moyenne, soit environ 1550 € par an. Ces déplacements génèrent 17,4 mégatonnes de CO2, soit près de 4 % des émissions nationales.
Un dispositif fondé sur l’échange de postes
Le dispositif permettrait à deux salariés exerçant un même métier d’échanger leur poste, à conditions équivalentes, y compris entre employeurs différents. L’initiative reviendrait aux salariés, avec un encadrement légal des conditions et des motifs de refus.
Une plateforme nationale, couvrant environ 29,7 millions d’actifs, faciliterait les mises en relation. Son coût est estimé à 10 millions d’euros à la création, puis 5 millions d’euros par an.
3,9 millions de salariés potentiellement concernés
L’étude estime que 3,9 millions d’actifs pourraient échanger leur poste, soit 13,2 % des salariés, dont plus de 60 % entre organisations différentes.
Les distances passeraient de 23,8 km à 8,7 km en moyenne, soit 15,1 km de moins. Le temps de trajet diminuerait de 47 %, représentant 120 heures gagnées par an.
Des effets sur les mobilités et les dépenses
La part de la voiture passerait de 77 % à 51 % chez les salariés concernés, tandis que la marche atteindrait 35 %. Les automobilistes économiseraient plus de 1500 € par an.
La mesure permettrait d’éviter jusqu’à 2,9 millions de tonnes de CO2 par an.
80 % des Français sont favorables à ce droit et 61 % des actifs se déclarent intéressés, dont 38 % prêts à s’engager.
L’étude : https://urls.fr/fiUYUy