L’étude montre que les reprises d’emploi interviennent principalement au début du parcours d’indemnisation. Selon la durée potentielle de droit, entre 18 % et 22 % des allocataires retrouvent un emploi avant même de percevoir leur première allocation. Au quatrième mois d’indemnisation, entre 46 % et 53 % ont déjà retravaillé.
Une reprise d’activité concentrée sur les premiers mois
La probabilité de retrouver un emploi est la plus élevée au début de l’indemnisation. Elle atteint entre 9 % et 11 % dès le premier mois indemnisé, puis entre 7 % et 9 % au deuxième mois avant de diminuer progressivement. Pour les allocataires disposant d’une durée potentielle de droit de 18 ou 24 mois, la probabilité d’avoir repris un emploi au cours de leur droit dépasse 80 %. Elle est de 63 % pour ceux dont la durée de droit est de 6 mois.
Les profils influencent également les trajectoires. Les anciens intérimaires reprennent plus rapidement un emploi : entre 36 % et 51 % d’entre eux retravaillent avant même le début de leur indemnisation. Les saisonniers et les intérimaires présentent aussi les probabilités de reprise les plus élevées au cours de leur droit.
Des parcours souvent marqués par l’alternance emploi-chômage
La première reprise d’emploi ne correspond pas nécessairement à une sortie durable du chômage indemnisé. Deux tiers des premiers emplois retrouvés durent moins de six mois. Seul un tiers atteint ou dépasse cette durée.
L’Unédic relève également que près des trois quarts des allocataires ayant repris un emploi ont ensuite connu une nouvelle période d’indemnisation ou ont continué à cumuler activité et indemnisation. Les trajectoires alternant emploi et chômage demeurent fréquentes, notamment lorsque les contrats retrouvés sont de courte durée.
L’étude : urlr.me/m8nqVp