Des compromis largement envisagés
Les demandeurs d’emploi se déclarent majoritairement prêts à adapter leurs conditions de travail. Ainsi, 88 % accepteraient au moins une concession sur le temps de travail ou son organisation. Un emploi à temps partiel pourrait être accepté par 68 % des personnes interrogées, tandis que 59 % se disent prêtes à travailler selon un rythme irrégulier.
La flexibilité concerne également le contenu de l’emploi. Un contrat à durée limitée est envisagé par 82 % des répondants. Par ailleurs, 66 % accepteraient d’exercer un métier différent de celui recherché initialement et 58 % pourraient occuper un poste inférieur à leur niveau de qualification.
Les cadres davantage disposés à revoir leur salaire
La rémunération demeure un sujet plus sensible. Néanmoins, 48 % des demandeurs d’emploi déclarent être prêts à revoir leurs prétentions salariales à la baisse. Cette proportion atteint 59 % chez les cadres, contre 36 % chez les ouvriers.
Lorsque cette concession est envisagée, son ampleur peut être significative. Les demandeurs d’emploi concernés accepteraient en moyenne une baisse de 520 € par mois. Chez les cadres, cette réduction potentielle atteint 679 €, contre 428 € pour les ouvriers.
Mobilité : des limites mais aussi des ouvertures
Les temps de trajet constituent un autre levier d’ajustement. Parmi les demandeurs d’emploi, 64 % se disent prêts à allonger leurs déplacements pour reprendre un poste. En moyenne, ils accepteraient 23 minutes supplémentaires par trajet.
Le déménagement apparaît en revanche plus difficile à envisager. Une majorité de répondants (59 %) exclut de changer de région pour retrouver un emploi. Les cadres font toutefois partie des profils les plus disposés à envisager cette mobilité géographique, aux côtés des moins de 30 ans et des habitants de l’agglomération parisienne.
L’étude : urlr.me/DDT7H4