Un statut qui concerne des situations très diverses
Le rapport rappelle que le statut de lanceur d’alerte peut concerner aussi bien des salariés du privé que des agents publics, des responsables hiérarchiques, des représentants du personnel ou encore des délégués syndicaux, sous réserve que leur démarche réponde aux critères prévus par la loi. Il souligne également l’extension de la protection aux facilitateurs et aux personnes exposées à des représailles en raison de leurs liens avec un lanceur d’alerte.
Les alertes portent sur des domaines variés : atteintes à la probité, santé publique, environnement, secteur médico-social ou encore respect des droits fondamentaux. Le rapport insiste sur la distinction entre la démarche d’intérêt général du lanceur d’alerte et les situations dans lesquelles une personne agit uniquement pour défendre son intérêt personnel.
Une forte hausse des sollicitations
L’activité du Défenseur des droits liée à l’accompagnement des lanceurs d’alerte a fortement progressé ces dernières années. Le nombre de réclamations est passé de 89 en 2021 à 134 en 2022, puis 306 en 2023, 519 en 2024 et 929 en 2025.
Sur la période 2024-2025, 50 % des demandes reçues concernaient le secteur privé et 27 % l’emploi public. Les signalements hors emploi représentaient 16 % des saisines.
Employeurs et autorités face à de nouveaux enjeux
Le rapport observe que les autorités chargées de recueillir et traiter les alertes font face à un volume croissant de sollicitations. Il relève également que les dispositifs internes prévus par la loi sont désormais mieux identifiés par les employeurs, même si les signalements internes restent encore limités.
Le Défenseur des droits formule enfin plusieurs recommandations visant notamment à améliorer la visibilité des dispositifs existants, harmoniser les procédures de traitement des alertes et mieux accompagner les personnes qui signalent des faits relevant de l’intérêt général.
Le rapport : https://urls.fr/5FNV6h