Le cadre du dialogue

Lancée à l’initiative du Premier ministre, la Conférence s’est déroulée de décembre 2025 à l’été 2026. Son organisation a été confiée au ministre du Travail et des Solidarités, ainsi qu’au ministre de l’Action et des Comptes publics. Les organisations représentatives des salariés et des employeurs des secteurs privé et public, dont FO, y ont participé. Les travaux ont été placés sous la responsabilité de trois garants : Jean-Denis Combrexelle, Anne-Marie Couderc et Pierre Ferracci. 

L’exercice ne constituait ni une négociation entre interlocuteurs sociaux, ni une concertation autour d’un projet déjà élaboré par les pouvoirs publics. Il visait à faire ressortir les convergences et leurs divergences des points de vues de chacun autour de trois thématiques : le travail, l’emploi et les retraites. Plusieurs mois de travaux et d’ateliers ont ainsi alimenté le document final, remis le 18 septembre. 

Formation, évaluation et reconnaissance des managers

Sur le management, les participants ont convergé vers un encadrement plus ancré dans les réalités du terrain et reposant davantage sur la confiance que sur le contrôle. Parmi les pistes avancées figurent le renforcement de la formation initiale et continue des encadrants, notamment au dialogue professionnel et au dialogue social, ainsi que la prise en compte du temps consacré au management dans l’évaluation de leur performance. 

Le document propose également d’intégrer davantage de critères extra-financiers dans l’évaluation des managers, de mieux reconnaître le management de proximité et d’accorder une attention spécifique à leurs risques professionnels. Les cadres intermédiaires occupent une place particulière, exposés aux tensions et au stress tout en devant les gérer au sein des équipes. La Conférence aborde aussi le développement du dialogue professionnel sur l’organisation et les conditions concrètes du travail, sans qu’il se substitue au dialogue social, à la consultation du CSE ou à la négociation collective. 

FO porte ses positions à l’issue de la Conférence

Pour FO, qui a pris part à l’ensemble des ateliers de la Conférence malgré des réserves initiales sur la démarche, le bilan du rapport reste contrasté. La Confédération accueille favorablement l’ouverture de négociations interprofessionnelles sur l’emploi des jeunes et l’intelligence artificielle, ainsi que les réflexions sur la conditionnalité des aides publiques aux entreprises. 

Elle rejette en revanche les pistes avancées par les garants en matière de retraites, notamment celles portant sur un âge d’équilibre, une décote ou le recours à la capitalisation, et réaffirme son attachement au système par répartition ainsi que sa demande d’abrogation de la réforme de 2023. FO souligne enfin le manque de place accordé à la Fonction publique dans le rapport et rappelle ses demandes concernant les rémunérations, les carrières, les conditions de travail et l’attractivité des métiers publics.

 

Le rapport final : https://urls.fr/o5xIrm

Les positions de FO : https://urls.fr/3nplyE