Un léger recul après deux années de hausse
Le nombre de ruptures conventionnelles homologuées diminue de 1 % en 2024, après deux années de forte progression (+10,9 % en 2022 et +4,9 % en 2023). Cette baisse concerne la majorité des secteurs d’activité.
Cinq secteurs concentrent l’essentiel des ruptures conventionnelles : le commerce (19 %), les activités spécialisées scientifiques et techniques (18 %), l’hébergement-restauration (11 %), la construction (11 %) et l’industrie (10 %). Le recul est observé dans la plupart des régions.
Des évolutions différentes selon l’âge et la catégorie
La baisse concerne presque toutes les classes d’âge. Les ruptures conventionnelles diminuent de 0,6 % chez les moins de 30 ans, de 1,3 % chez les 30-39 ans et de 2,4 % chez les 40-49 ans. Elles augmentent en revanche légèrement chez les salariés de 50 ans ou plus (+0,4 %).
Les évolutions varient également selon les catégories socioprofessionnelles. Les ruptures reculent pour les employés (-4,2 %) et les ouvriers (-1,4 %), tandis qu’elles progressent chez les cadres (+5,7 %).
Des indemnités plus élevées pour les cadres
En 2024, l’indemnité médiane de rupture conventionnelle s’élève à 1 500 €. Elle atteint 990 € pour les employés, 1 140 € pour les ouvriers, 2 050 € pour les techniciens et 4 720 € pour les cadres.
À ancienneté et rémunération comparables, les cadres obtiennent aussi des montants plus élevés. L’indemnité médiane correspond à 0,30 mois de salaire par année d’ancienneté pour les cadres, contre 0,25 mois pour les autres catégories.
L’étude : https://urls.fr/UvNJuM