Une problématique variable selon les métiers

Dans l’Union européenne, 33 % des travailleurs déclarent être exposés à au moins un risque climatique. La chaleur extrême concerne 20 % d’entre eux, les problèmes de qualité de l’air 19 %, l’exposition intense au soleil 12 % et les événements météorologiques extrêmes 9 %. Par ailleurs, 31 % estiment que le changement climatique peut affecter leur santé ou leur sécurité au travail. 

L’exposition varie fortement selon les métiers. Les travailleurs de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche figurent parmi les plus concernés, de même que les métiers manuels et les activités exercées en extérieur. Pour la chaleur, la probabilité ajustée d’exposition atteint 24,3 % chez les travailleurs en extérieur contre 19,3 % en intérieur ; pour le soleil, elle est de 20,1 % contre 10,5 %. 

Des réponses encore inégales selon les risques

Face à ces expositions, 58 % des travailleurs déclarent bénéficier de mesures organisationnelles, comme des horaires adaptés, des pauses supplémentaires ou une rotation des tâches. 54 % mentionnent des mesures techniques, notamment des systèmes de refroidissement ou des équipements de protection adaptés. 

La formation et la consultation sont moins fréquentes : 30 % des travailleurs disent avoir reçu une information ou une formation spécifique et 25 % avoir été consultés sur les risques climatiques au travail. Les travailleurs agricoles affichent les taux les plus élevés de formation (35,6 %) et de consultation (32,7 %), tandis que les travailleurs migrants déclarent moins souvent avoir été formés que les non-migrants (26,6 % contre 29,7 %).

 

L’étude Apec : https://urls.fr/7BN635 - document à télécharger depuis la page – anglais uniquement